Bon, reprenons dans l'ordre depuis Zhongdian (ou Shangrila pour certains). Voici donc le recit depuis cette derniere ville touristique.
Premiere etape: l'extension de mon visa. Cela prend entre 1 et 5 jours selon les villes, mais on m'avait dit que ce serait plus rapide a Zhongdian. Et effectivement: 20 minutes! La bonne surprise, c'est que les derniers jours qui me restaient de mon premier visa sont ajoutes au deuxieme. Et le tout avec le sourire et la gentillesse du policier de service. Chapeau bas, Monsieur, ca va changer ma vision des flics chinois! Ensuite, depart pour Benzilan. Apres quelques petits cols, une IMMENSE descente. Arrive a destination, Will ne se sent vraiment pas bien ? Note: ne pas manger de plats europeens en Chine... Manger local, un point c'est tout! On restera donc la une journee, histoire d'attaquer la suite en pleine forme. J'en profite pour me balader dans le village et prendre quelques photos:
Depart pour notre premier col "serieux", a 4000m. Les paysages sont somptueux. Grandes pentes seches parsemees de champs verts vifs.
Apres l'arrivee de la pluie pendant une de nos pauses...
...on decide de camper dans la montee, a 3750m, histoire d'eviter le mal des montagnes, mais de s'acclimater quand meme. Le lendemain, c'est parti pour de bon. Tout va bien pour le premier col, mais un temps de chien nous attends pour la montee au "vrai", a 4200 environ. Pluie, vent de face, grele, brouillard... Dur... Mais on doit avoir de bons anges gardiens, car un temps magnifique nous attends en haut! Et des paysages sublimes!
Une bonne grosse descente et on arrive a Deqin, ville pas franchement terrible et aux hotels trop chers. On retrouve Arnaud,Francois et Bruno, 3 francais avec qui on decide de partir le lendemain. Les premiers kilometres du trajet nous reservent une vue sur de beaux sommets enneiges. Ah, on attendait ca depuis longtemps.
Puis une descente sur bitume a 65 km/h avec les bagages, ca aere! Malheureusement, la qualite de la route change brusquement et c'est parti pour plusieurs centaines de kilometres de piste en mauvais etat... Mais le meilleur reste a venir: les checkpoints... Les avis divergent quant a l'accessibilite du Tibet sans le fameux permis. Du coup, nous decidons de passer de nuit les deux premiers checkpoints au niveau de la frontiere. Un grand moment... Apres une etape de 109 km de piste, on arrive a minuit vers Yangjing. Les francais se sont arrete un peu avant nous. Nous mangeons quelques nouilles, caches dans un trou fais par les cantonniers. 2 heures de sommeil et c'est parti. On retrouve les francais, qui ont la tete dans le pate autant que nous... Nous poussons les velos 5 km durant pour ne pas faire de bruit. C'est bien dommage, car le checkpoint a ete deplace, et il n'est plus avant la ville, mais juste a l'entrée... Il est eclaire. Tout le monde retient sa respiration. On se regarde - dans le noir, on ne voit pas grand-chose, mais bon - et on s'elance. Un bon sprint. Inutile? Il n'y a personne, mais on ne sait jamais. Ensuite, on se perd dans la ville... Note: rester a DROITE, sur la piste qui monte. Ne pas etre optimiste et prendre la route asphaltee qui est a plat! 30 minutes plus tard, on reprend le bon chemin. Encore un peu de montee, et le deuxieme checkpoint est devant nous. Toujours personne. Paaaarfait. NOUS SOMMES OFFICIELLEMENT AU TIBET!!! Mais la route est toujours defoncee...
On continue malgre la fatigue. Les francais se sont arretes avant nous et on ne les verra plus jusqu'a Markham.
Paysages hallucinants (je sens que je vais manquer d'adjectifs avant la fin de cet article...)
La route est en reconstruction. J'en profite pour remercier toutes ces travailleuses et travailleurs qui habitent le long de la route dans des tentes et qui se tuent a la tache pour remettre tout ca en etat! Bravo les filles et les gars!
Sieste et nuit de camping juste au dessus de la route, cache dans la foret. Ensuite, un col supplementaire sur piste degeulasse, suivi d'une descente sous la pluie sur le meme genre de piste... Suivi de deux gamins stupides qui me lancent une grosse pierre et me ratent heureusement. Apres toutes ces emotions, camping tranquille au bord de la riviere que l'on remonte, et c'est reparti a 3h du matin pour notre deuxieme ville avec checkpoint a passer de nuit. Je me plante plusieurs fois dans des tas de sable sur le bord de la route - essayez donc de rouler de nuit, sur une piste defoncee... Nous arrivons enfin a Markham. Quelques chiens font monter la pression en nous coursant un peu, mais rien de grave - vive mon Dazzer! Et c'est l'intersection finale: a droite le Sechuan, a gauche direction Lhassa. Nous passons en trombe sous la barriere levee. Note: un deuxieme checkpoint se trouve a environ 2 km de la ville. Desert lui aussi. C'est bon, nous sommes en "securite" maintenant!
Nous passons le reste de la journee a nettoyer les velos, se reposer et manger.
Le soir, la pleine lune se leve dans les pins. Pas mal!
Le lendemain, depart pour un "petit" col: 400 m de denivele pour une altitude finale de 4338m. Au passage du col, de nombreux drapeaux de priere tibetains. Impressionnant!
... puis une descente tuante sur mauvaise piste. Je crois que je n'ai jamais autant deteste une descente avant ce jour. Repas en bas, et hop, c'est parti pour une remontee dans un paysage desertique...
Un peu plus tard, vue d'en haut:
Camping a 4000m. De bon matin, nous voyons des locaux vider un camion qui a fini sa course dans le ravin... Pas franchement rassurant comme vision pour commencer la journee. Puis c'est parti pour un gros morceau: le premier col a 5000 m! 5008 m pour etre precis. On est plutot en forme, meme si nous avons besoin de quelques pauses.
Petit clin-d'oeil au Mont-Blanc que nous depassons en hauteur:
Nous suivons une immense vallee qui s'ouvre de plus en plus. Paysages lunaires. Et enfin, l'arrivee au col. La descente sur la piste est bonne et se fait a plus de 40 km/h. Yahouuuuu!!! J'ai l'impression de voler.
Nous mangeons a Zuogong puis repartons de nuit pour trouver un coin ou planter les tentes. La ville fut en effet connue pour les "inspections" des permis par le PSB il y a quelques annees. Il n'y a probablement plus de risque, mais on prefere etre prudent, car on ne veut vraiment pas prendre de risque. Je commence a en avoir marre de rouler de nuit, et Will aussi. Surtout que chercher un terrain propice au camping a la frontale, c'est pas franchement evident...
Depart difficile le lendemain, car les jambes sont encore fatiguees du col d'hier. Heureusement, l'etape est quasiment plate. Nous suivons une riviere, dans un paysage de collines vraiment tibetaines. Ou en tout cas, c'est l'image que je me faisait du Tibet. En prime, de belles maisons partout. Les locaux ont vraiment le sens de l'architecture, selon moi.
Arrive au prochain village, on deniche un magasin/resto pour - enfin - tester la tsampa et le fameux the au beurre de yak. Pour ceux qui ne connaissent pas la tsampa, c'est de la farine grillee qu'on melange avec du the pour en faire une pate epaisse. C'est vraiment efficace pour caller l'estomac. Mais soyons honnete, je n'ai pas trop aime... Ni mes intestins...
On a de la chance, car une fete traditionnelle a lieu juste au dessus du village, avec danses, jeux et beaucoup d'enfants qui aiment se faire prendre en photo.
Apres cet intermede culturel, on va chercher un coin pas trop mal pour faire du camping.
Malheureusement, un groupe d'enfants viendra nous observer. Jusqu'ici pas de probleme. Mais quand ils commencent a nous voler quelques affaires, on apprecie un peu moins. Et quand finalement ils m'envoie de petites pierres au visage, je m'avance vraiment menacant et ils fuient enfin. Etrange...
Le lendemain, on passe par Bomba, village etrange, melange de tibetains traditionnels et de chinois modernes. Notons au passage que certaines personnes utilisent l'energie solaire pour chauffer l'eau pour le the. Bien!
Bon repas et c'est parti pour le prochain col a environ 4500 m. Bon, il faut d'abord passer sous la barriere du checkpoint a la sortie du village. Toujours une source d'adrenaline...
La montee au col se revele excellente et la vue imprenable sur les "collines tibetaines" que je mentionnait plus haut. Avec moultes yaks, s'il-vous-plait!
Paysage completement different mais toujours aussi incroyables de l'autre cote. Et une descente qui parait superbe...
...mais qui se revele etre notre pire cauchemard. Une piste defoncee qui est tellement mauvaise que l'humeur passe du bonheur absolu a la rage et la haine en quelques minutes. Surtout que selon des sources sur internet, cette partie est censee etre parfaite.
Bon, en plus, il semblerait qu'il faille faire attention a quelques chutes de petites pierres...
Et ca continue le lendemain dans une vallee deserte et seche... Argllll... On en peut plus. Du coup, lorsque l'asphalte refait son apparition, je l'embrasse tant je suis heureux!
Nous passons dans une vallee cultivee, avec de tres belles maisons.
C'est la saison de la moisson ici, et tout le monde travaille:
Bon, tout ca est bien beau, mais je commence a avoir mal au talon gauche. Je suspecte une tendinite, ce qui n'est pas pour me mettre de bonne humeur, le traitement etant le repos. Et nous sommes encore bien loin de Lhassa. Je vous passe mes etats d'ame catastrophiques...
Nous passons Baxoi, ville sans grand interet, sauf qu'il y a de bons restos pour changer des pates cuitent sur notre rechaud...
Le lendemain, la douleur est tellement intense que je decide de prendre un transport pour faire l'etape. Will continue a velo. Je suis donc seul au bord de la routea attendre un camion ou autres bus. Ce qui semble etre une aubaine pour 5 jeunes tibetains d'environs 20 ans... Ils me demandent de la nourriture. Avec une insistance telle que je leur donne les biscuits que je me reserve pour plus tard. Mais ensuite, ils me demande de l'argent. La, non, pas question, desole les gars. Mais l'insistance fait place a l'agressivite et lorsqu'ils me palpent pour trouver mon porte-monnaie, je commence a paniquer. Heureusement, un minibus passe a ce moment la. Je crie et fait signe. Il s'arrete. Ouf! Il est plein. Zut! Mais cela suffit a faire reculer mes "quemandeurs" de quelques pas. J'en profite pour fuire le plus vite possible. Interessant comme l'adrenaline fait oublier la douleur au talon... Un peu plus loin, je reussi a arreter un de ces nombreux convois de riches touriste chinois. Oups, pardons, cette fois-ci, ce sont des taiwanais. Ils me disent que leurs voitures sont pleines. J'explique que j'ai mal au pied, que je suis un peu nerveux a cause de mon experience d'il y a quelques minutes et surtout que je peux demonter mon velo sans probleme. OK! Merci les gars!!! Mon velo est donc reparti dans 4 voitures differentes, ainsi que mes sacoches. Un grand merci a mes "sauveurs"!
Arrivee a Rawu, ou j'ai rendez-vous avec Will. Je me pose pour quelques heures dans un restaurant. Mais quelle n'est pas ma - mauvaise - surprise de voir arriver deux de mes "quemandeurs" de ce matin... Merde! Il viennent a ma table et me devisagent pendant un moment. Mais cette fois-ci, les choses ont change, car il y a du public. Je leur rend donc leur regard, mais je suppose que mes yeux doivent refleter une forte animosite, car ils n'insitent pas longtemps. Will arrive, on mange un morceau et on part trouver un coin de camping au bord du lac de Zhongmu. Nous decidons de passer une journee ici, a lezarder et recuperer. En esperant que mon pied guerira en 24h... Bain dans l'eau froide avec un paysage alpin pas mal du tout!
Le surlendemain, l'etape est majoritairement de la descente. Bien pour mon pied. Je me fabrique une petite talonette sur ma pedale gauche qui me permet d'eviter d'utiliser les muscles du mollet et donc de reduire franchement la douleur. Mais je perds aussi de la puissance a gauche, ce qui n'est pas forcement tres agreable quand on sait qu'il reste quelques cols a plus de 4000 m. Dur, mais cela m'evite de prendre un transport jusqu'a Lhassa et de "briser" mon reve. Bon, j'ai aussi l'air un peu ridicule, car j'ai une chaussure de trekking a droite et une sandale a gauche, ce qui diminue aussi la douleur. Et cela ne va pas s'ameliorer, car nous devons franchir un gue. La tension aidant - le courant semble vraiment puissant - j'en oublie de fermer la sangle de ma sandale... qui decide d'aller voguer dans les flots tumultueux du torrent qui longe la route... Revient petite sandale bien-aimee! Peine perdue... Du coup, j'ai maintenant une sandale pour pied droit, a gauche. Cela fait bien marrer les locaux!
Voila a quoi ca ressemble (Will en action):
Nous passons Bomi le jours suivant. Paysages toujours aussi alpins et verticaux.
On croise d'autres cyclistes, chinois, qui viennent de Chengdu. Ca fait du bien de voir des "presques-locaux" qui font le meme genre de trip.
Un truc marrant en Chine, c'est qu'a chaque fois qu'une ligne electrique croise la route, il y a un panneau expliquant combien c'est mal de couper les fils et ce qu'on risque si on le fait quand meme!
Et ca continue de descendre... Nous etions en general a 4000 m dans les fonds de vallees ces derniers jours. Mais nous passons maintenant a 2000 m. Et la route est dans un etait lamentable pendant une vingtaine de kilometres. Et il fait chaud. Et il y a des montees monstrueuses - mais courtes, heureusement. Bref, je sue, je souffre, je ne suis pas content. Gloire a la tenanciere du prochain resto! Le delicieux lard frit aux poivrons me redonnera immediatement le sourire.
Les locaux sont acceuillants et bien typiques.
Et c'est reparti vers les hauteurs. Petite pause en fin d'apres-midi dans un minuscule village. Ambiance tranquille.
Camping en bord de route, a cote d'une riviere limpide, parfaite pour la douche froide du soir. Au Tibet, nous n'avons pas de probleme pour trouver des rivieres qui nous permettent de filtrer l'eau pour boire ainsi que de prendre des bains "ravigorants"!
Pour couronner le tout, des lucioles viennent danser autour de nous. Ah, on se sent bien.
Le lendemain, on se fait arnaquer au resto a midi. On repart donc enerve de n'avoir pas demander le prix avant. Il faut dire que malgre les avertissements de beaucoup de gens, nous n'avons quasiment jamais eu a discuter les prix. Les gens - chinois ou tibetains - ont toujours ete correctes et acceuillants. Le moral ne s'arrange pas avec la montee. Quasiment tout le temps entre 5 et 6 % sur 37 km! Dur, tres dur. Col a environ 4500 m. Arrives la-haut extenues, on se fait inviter par un jeune dans sa tente. On se mefie un peu, car les cols sont en general des attrapes-touristes. Il nous propose du the au beurre de yak. On appercoit des pains. Mmmm, ca pourrait etre bon pour le petit dejeuner de demain, ca! On lui en prend 4. Je lui demande combien ca coute, et il refuse categoriquement mon argent. Et ben ca, on ne s'y attendait pas ici! On ne t'oubliera pas, mon ami!
Camping quelques centaines de metres plus bas, dans un champs de fleurs, avec chevaux - sauvages? - et petite riviere claire. Ahhhhhhh... Bon, il pleut un peu quand meme. Mais on se sent si bien au chaud dans un bon sac de couchage, avec le bruit des gouttes qui tombe sur la tente.
Le lendemain, nous passons Nyinchi, puis Bayi, villes qui furent problematiques pour certains cyclovoyageur, a cause du zele des officiers du PSB. Pour nous, aucun probleme. Petit resto: on commande 5 plats different. Je demande combien ca coutera. 60 yuans. OK. Mais nous voyons arriver deux assiettes de pates faite a la main genre spagetti avec un melange des garnitures que nous pensions avoir en plats separes. Pas ce qu'on pensait, mais tres bon. Au moment de payer, je negocie, car c'est vraiment trop cher. Apres 5 minutes d'incomprehension - promis, la prochaine fois que je viens, j'apprend un peu de chinois - un client me fait comprendre que ce n'est pas 60 yuans pour les deux assiettes, mais 6 yuans pas assiette... Oups, desole... Je me sens tout bete...
Long apres-midi, car la route est parfaite et le vent dans notre dos. Nous rencontrons deux cyclistes chinois, dont un jeune etudiant qui fait le trajet avec un velo a une seule vitesse. Chapeau mon gars!
Camping parfait au bord de la riviere.
La prochaine ville, Jinda, est un peu etrange. Une partie moderne chinoise, puis une partie typiquement tibetaine, avec tables de billard sur le trottoir.
Ambiance un peu tendue, regards curieux. Bref, on ne s'attarde pas apres avoir mange un bon repas.
Quelques kilometres plus loin, encore un coin de camping parfait.
Et c'est parti pour le dernier col. Le "vrai". Le plus haut. Ciel bleu, montee tres progressive, tout va bien. Apres un bon repas a Shungdor, ca se gate. Le ciel passe du bleu au gris fonce. Et le gris se transforme lui-meme rapidement en grele melangee a de la pluie... Ca caille! Cerise sur le gateau, la pente augmente franchement. Heureusement que l'averse se calme. Je franchi les 4 derniers kilometres sans pause et arrive triomphant au col a 5013.25 m - c'est ecrit la-haut, je ne l'invente pas!
On discutes avec des cyclistes chinois arrives de l'autre cote, on recupere un peu et on attaque la descente, sous une pluie battante. Camping plus bas. Deux gamins d'environ 10 et 12 ans nous reperent rapidement et viennent voir ce qu'on fait. Ils sont curieux, mais pas desagreables du tout. Ils sont meme genereux: ils nous offrent des cigarettes... Je ne m'y habituerai pas, je crois...
Tiens, mais au fait, cette fleur me rappelle quelque chose! Serait-ce un signe qu'il est temps de rentrer?
Au lever, nous constatons que les sommets environnants sont couverts d'une pellicule blanche. Il a neige!
Heureusement que nous avons passe le col hier!
La derniere etape jusqu'a Lhassa est longue, mais heureusement plate et jalonnee de beaux villages. Exemple de porte magnifique. J'aimerais bien la meme pour mon prochain appart'!
Pause resto et rencontre avec un p'tit local qui reste derriere la vitre.
Je suis vraiment fatigue. En plus, je deteste rouler sur du plat pendant aussi longtemps: 110 km. Will est heureusement plus en forme et il ouvre le chemin pendant un bon moment. Nous arrivons enfin a Lhassa. Choc. Ville. "Civilisation". Magasins. Touristes blancs. Nous nous dirigeons directement vers le Potala, qui nous guidais deja depuis environ 20km. C'est immense! C'est beau. C'est intense. C'est ce qui nous fallait, en somme! Pendant tout mon voyage en Asie, je n'ai pas ressenti ce que j'esperais en arrivant a un endroit que j'attendais. Mais cette fois-ci, c'est parfait. C'est suffisament fort pour que je ressente physiquement que ca y est. J'y suis. Nous y sommes! C'est la fin de ce merveilleux trip a velo.
Encore 5 jours ici, puis 6 jours a Pekin.
Maintenant, il faut manger, manger, manger, dormir, manger, dormir!!!
Heureux!