Phnom Penh

Publié le par Vince

Et voila, je suis a Phnom Penh...

Mais revenons en arriere de quelques jours:

Depart de Sihanoukville: des le depart, une erreur de trajet qui me coute 3km pour rien, avec une belle montee... Ce n'est pas grand-chose, mais c'est mauvais psychologiquement... En plus, je decouvre rapidement que les conducteurs sont completement barjot sur cet route! Ils klaksonnent sans arret, pour que tout ce qui est plus petit se mette de cote, puis passe a 100km/h en rasant de pres. Pas question de passer sur la file d'en face, alors qu'elle est vide... Bon, heureusement, les camionneurs sont plus respectueux que les conducteurs de voitures et minibus.

Apres environ 50km, je commence a traverser des plaines ou la chaleur est... comment dire... difficile a supporter:

 Du coup, quand je vois cette borne, je commence a me demander si le soleil ne me fait pas perdre la tete (hem, tout le monde ne comprendra peut-etre pas cette "private joke", ne vous inquietez pas!):

Bon, je continue et fini mon etape a Kep apres 125km. Je suis bien fatigue, alors je decide de rester la deux nuit. Bon, il faut dire que le bungalows sur une colline surplombant la mer a 7 dollars est bien agreable! En plus, le monde est bien petit, car mes voisins sont deux suisses d'une soixantaine d'annee, habitants du Bouveret, Jacques et Jacqueline. Super sympa, on passera notre temps ici ensemble, a ne rien faire, a manger du crabe et a discuter dans les hamacs:

Je repars donc en direction de Takeo, apres m'etre bien repose. Une etape super sympa, avec une population locale tres acceuillante et curieuse.

Je m'arrete de temps en temps pour acheter quelques fruits et profiter d'un peu d'ombre, car ici, pas d'arret de bus comme en Thailande.

Je passe pres d'un petit temple pose sur une colline. Du coup, je me dis que ce serait une bonne occasion d'avoir une vue d'ensemble de la region que je traverse, car ce n'est pas a la vitesse (ou plutot la lenteur...) de mon velo surcharge que j'arrive a avoir ca. Et la vue est tres sympa la-haut:

Un vieux (55 ans, mais il fait super vieux...) qui parle francais m'invite meme a me reposer chez lui. Deux bonnes heures a manger des mangue, de la papaye et a siroter du lait de coco. En echange, je leur donne du porc seche, que j'avais achete a cette intention a Bangkok, car je sais que la viande est bien chere pour ces paysans cambodgiens.

En route, je croise beaucoup de ces transport locaux. Le but est de reussir a se caler juste derriere et de profiter de l'aspiration (teste et approuve par Lionel, un compatriote qui passait dans les envitons il y a quelques mois) La vitesse passe alors de 20 a 30 km/h!

Mais il y a aussi beaucoup de gens a velo. Euh, dis-voir petite, il est pas un peu grand ton velo???

Mais dans l'apres-midi, je realise brusquement que je n'ai pas assez mange. Les fruits, c'est bon, mais on ne tiens pas longtemps (sauf pour les bananes, mais je n'en ai pas trouve aujourd'hui). Coup de barre monstrueux... Arret au stand, et 6 espece de Donuts bien gras et sucres plus tard, je suis de nouveau d'aplomb. Mais ce qui ma fait aime cet arret, c'est le contact avec les villageois. Je provoque un attroupement (33 personnes dans un rayon de moins de 3m, faut pas etre claustrophobe ou agoraphobe!).

Et les questions fusent. En Khmer, bien sur, mais les signes aidant, on se comprend. Apres des compliments sur mon long nez (ah bon?) et deux propositions de mariage (et on me fait comprendre que se marier signifie faire des enfants), je sors la photo de Stephanie que j'ai avec moi. Et la, c'est bon, l'entremetteuse se calme. Vraiment marrant!

Bon, j'arrive a Takeo apres 104km. Apres avoir trouve une guesthouse, je vais au marche et ingurgite deux gros plats de legumes au curry, une enorme assiette de riz (portion pour 2-3 personnes, selon nos standards) et du poisson frit, pour le plus grand etonnement mais a la satisfaction de la tenanciere!

Le lendemain, je pars en direction de Phnom Penh. Mais ce matin, je sens que je suis en train de payer mes longues etapes des derniers jours... Impossible d'avancer convenablement, et les pauses s'enchainent. Pour le plus grand bonheur de la petite fille a qui j'ai achete des boules de pates fourees a la coco bien sucree. Un magnifique sourire, emprunt d'un timidite et d'une joie qui me met presque la larme a l'oeil. Ah  si je pouvais genere autant de plaisir a chaque fois que j'achete quelque chose... La prochaine fois que vous allez a la Migros, pensez-y au moment de passez la caisse!

Bon, malgre ca, je suis toujours aussi naze... Et je suis donc bien content lorsqu'un jeune qui parle relativement bien anglais me propose de venir faire un pause chez lui. S'enchaine alors une grande discussion sur nos differents styles de vie. On s'entend bien, au point qu'il m'emmene visiter un tres beau temple du genre Angkor. On y va a moto, car il faut rebrousser chemin sur quelques kilometres et il ne veut pas que je fasse des efforts pour rien. Argl, mais c'est que ca va vite ce truc, je ne suis plus habitue!!! Il se debrouille pour que je ne paye pas l'entree, car il connait tout le monde. Apres, on fait le tour de sa famille qui habite a cote du temple (on ne peut evidemment pas passer la-bas sans leur rendre visite, encore une chose bien differente de chez nous). Finalement, il m'invite a manger chez lui. Ou plutot, il dit a sa mere de cuisiner et on se fait servir par ses petits frere. Quand il me dit de jeter ma serviette par terre, il m'explique que sa soeur nettoiera le sol ce soir... Hem, on a pas la meme conception du partage des taches menagere.

Je reprend la route le ventre plein, tout content de cette heureuse rencontre.

A environ 15km de Phnom Penh, j'ai le choix entre une grande route bien betonnee (meilleure que celle ou j'etais precedemment) et une piste pourrie, pleine de sable et de trous. Je choisis la piste, bien evidemment! Et ce n'est pas par amour de l'effort. Mais je prefere eviter la circulation qui devient plus que penible. En plus, je prefere la vue a la campagne. Et bien je suis servi... C'est dur et vraiment perdu au milieu de rien...

J'arrive finalement dans la banlieue de Phnom Penh ou la circulation est vraiment terrible. Heureusement, je ne tarde pas trop a trouver une guesthouse pour 5 dollars, avec ventilateur, TV cablee (important pour les jours de repos...) et proprete nickel. Content!!!

Je vais ensuite acheter deux kilos de mangues et de ramboutants.

Ah, ca va mieux!

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Publié dans cyclovince

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