Ban Kruat (Thailande)
Bon, j'ai trouve un internet-shop, alors je peux prendre un peu de temps pour mettre ce blog a jour.
Je disais donc hier que je suis parti il y a 3 jours de Siem Reap:
Apres une sortie de ville penible, car la circuation etait tres dense, je bifurque direction Nord. La route est bien plus calme, mais bien plus pourrie aussi...
Je passe a cote d'un temple que j'avais visite la veille et je m'octroie une petite pause dans un de ces bars/resto a touristes. Mais j'ai visiblement bien choisi, car les boissons sont moins cheres que d'habitude - ouais, enfin au prix normal, quoi - et ce sans discuter les prix. Un groupe de taiwanais arrive... Marrant... Ils se ruent sur la fille qui ouvre les noix de coco pour qu'on puisse en boire le jus. Puis ils remarque mon velo. Et la, c'est le cirque! Ils commentent l'equipement avec de grand gestes et moultes onomatopees (?). Puis ils realisent que le proprio du velo en question est a trois metre... Du coup, un papy vient me parler - en chinois, alors je vous laisse imaginer le niveau de la discussion... Et quelques minutes plus tard, je me retrouve avec une noix de coco dans les main. Offert. Sympa!
Bon, je continue et a ma surprise, la route betonnee s'arrete bien plus tot que ce qui est indique sur ma carte... Mais finalement, c'est un soulagement, car la laterite est bien plus plate que ce bitume pourri qu'il y avait jusqu'a maintenant.
Je decouvre une region de forets. Tres pauvre, mais ou des multitudes d'enfants sont ravi de me voir passer. Ca fait une bonne distraction, et tout le monde se marre, sans que j'ai a faire le pitre.

Tiens, une nouvelle utilisatin d'un velo:

J'aime:

Car ce n'est pas bruyant, et ca fait typique - je sais, c'est nul, mais bon.
J'aime pas:

Car ca fait un boucan d'enfer, et surtout car ca souleve plein de poussiere. Ca craque meme sous les dents tellement ca s'infiltre partout...
Bon, je pensais couper cette grosse etape en deux, mais je me retrouve finalement au milieu de a midi. Du coup, je continue.
Et je me retrouve bientot completement creve, avec encore 50km a faire... Et la piste, c'est bien, mais c'est fatiguant, car ce secoue dans tous les sens. A un moment, je n'ai plus la force de faire tenir mon velo debout, alors je le laisse couche sur la route et je vais m'asseoir sur le bord... Du coup, je fais tellement pitie qu'un pick-up s'arrete et le conducteur me propose de me faire monter a l'arriere, avec deux autres types, deux poules et quelques sacs. J'accepte avec plaisir. Et nous roulons vite... Euh, je voulais dire nous SURVOLONS la piste. On va tellement vite qu'on passe au dessus des trous. Terrifiant -virages en leger derapages, je deteste - mais on est moins secoue que si on allait moins vite. Il me depose environ 10 km plus loin. Ce n'es pas enorme, mais il s'averera que ce fut la partie du trajet la plus defoncee, avec plein de grosses flaques d'eau. Merci mille fois, cher conducteur genereux!
Le temps est a l'orage, donc j'appuis sur les pedale pour ne pas arriver sous la pluie, de nuit - a eviter a tout prix au Cambodge. Arrivee a Anlong Veng et installation dans une guesthouse apres 115 km de velo au total. Quelques dizaines de minutes plus tard, c'est le deluge! Ouf, je suis a l'abri. Je m'endore profondement a 20h30.
Le lendemain, je pars en direction de la Thailande. Pas via O'smach, mais par une nouvelle frontiere qui a ete ouverte recemment, juste au Nord d'Anlong Veng. 18km dont les deux dernier en montee bien raide et je passe une frontiere tres tranquille. Pas grand-monde ne passe ici!
Et une bonne descente ou je file entre 40 et 55 km/h. Ah, ca fait du bien de temps en temps. L'adrenaline me manque beaucoup! En plus, d'habitude les seules fois ou j'ai des frayeurs, c'est generalement quand un bus ou un pick-up me frole de trop pres! Arggg... Je prefere les montees d'adrenaline quand je fais de l'escalade!
Je trouve une super guesthouse toute propre, avec TV, mais qu'une seule chaine, en thai, evidemment.
J'ai rarement fait autant de pauses qu'aujourd'hui. Je paie cherement ma grosse etape d'hier et mes jambes sont lourdes.
Apres une bonne nuit reparatrice, je reprends la route, direction Ban Kruat. Tranquille. Il n'y a presque pas de circulation. C'est plat, donc j'avale des km tout en profitant de la bonne route. Les paysages ne sont pas les plus passionnant.
Apres 116km, je m'effondre dans une cabane ou je monte l'interieur de ma tente, qui me sert de moustiquaire, et surtout me donne l'impression d'etre chez moi. Mon repas sera constitue de bananes que je trimbale depuis ce matin. Je ne voulais pas en acheter autant, mais impossible de couper le regime. La femme ne voulait pas. Finalement, je suis bien content de les avoir, ces bananes!

Bon, au petit matin, je plie bagage et je rejoins Ban Kruat, ou je m'enfile 2 grosses soupes de nouilles avec viande et legumes. Puis je trouve l'internet shop d'ou j'ecris. Je ne m'attendais pas a trouver une connection ici!