Vang Vieng a Luang Prabang

Publié le par Vince

Depart de Vang Vieng apres avoir ingere un bon pancake. La route est toujours aussi bonne, ce qui est vraiment agreable. Apres les premiers kilometres de plat, une montee se profile. Rien de terrible, mais il fait deja chaud. Au milieu, je passe a cote d'un mariage. En gros, une beuverie agrementee d'un orchestre avec des haut-parleurs de 2m de chaque cote de la scene. Je peux vous dire que j'avais limite mal aux oreilles, rien que de passer a cote a velo. Un type me voie passer, et il accourt pour m'inviter a boire un verre. Je me dit que ca ne me coute rien d'accepter, ca peut etre rigolo de participer a un mariage local. Erreur monumentale... A peine suis-je entre dans l'enceinte du mariage que je suis pris en chasse par une locale completement saoule... 30, certainement pas moche en temps normal, mais la, c'est catastrophique:

Elle ne tient debout que par miracle – et grace aux gens a qui elle se rattrape sans arret. Apres m'avoir renverse de la biere dessus, elle m'invite bien evidemment a danser. Bon, elle est vraiment collante, et a la fin de la chanson, je decide de fuire. Mais elle ne compte pas laisser partir sa proie si facilement, et mon t-shirt en fait les frais: elle s'accroche avec force, au point de le deformer. Bon, ma patience ayant des limites, je demande au type que m'avait invite et qui est le seul a parler un peu d'anglais de dire a la fille de me lacher – dans tous les sens du terme.

Ouf, je me suis extirpe de cette fete... Mais un type decide de m'accompagner a velo. Jusqu'ici tout va bien. Mais il s'avere qu'il est passablement alcoolise lui aussi. Au moment ou on se fait depasser par un camion, il ne trouve rien de mieux a faire que de perdre l'equilibre et de me pousser dans le fosse. Le con. Je m'etale lourdement. Note: premiere chute de mon voyage. Heureusement, rien de casse. Je decide de le semer, car sinon je sens que je vais lui coller une baffe pour le faire dessaouler. Ce n'est que 5 kilometres de montee plus loin que je realise qu'un de mes gants de cycliste est tombe. Je redescend le chercher en maudissant le cretin. Cretin que je retrouve d'ailleurs en remontant, sans avoir trouve mon gant, bien sur... Je lui explique par signe mon probleme, et il est bien embete. Visiblement, il n'a pas vu mon gant. Mais apres 2 minutes, il me met tranquillement la main a l'entre-jambe. La, je dois vraiment me retenir de ne pas lui en coller une. Je precise que je me retiens quand meme, car on est dans un region ou il vaut mieux jouer profil bas, comme je l'expliquerai plus tard. Je lui ecarte fermement le bras et je me tire.

Heureusement, ce sera la seule mauvaise experience du trajet jusqu'ici.

En fin de journee, apres une grosse montee, je m'arrete 22km apres Kasi ou on m'avait indique des souces chaudes. Paaaaaaaaaarfait! En prime, bungalow tout propre pour 5 dollars, que demander de plus?


Et bien on pourrait demander un paysage extraordinaire. Pas de probleme, vous etes servi! Montagnes magnifiques droit devant.

 

Le lendemain, je pars pour une dure journee. Des paysages magnifiques, mais montagneux, ce qui implique un effort physique intense.


Les gens sont toujours aussi acceuillants, et les enfants n'arretent pas de me saluer: „Sabaidiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!“. J'adore.

 

Je passe quand meme dans la region ou deux cyclistes se sont fait tuer en 2004 par les rebelles Hmong lors d'une attaque de bus local, alors j'ai une grosse pensee pour tous ces gens morts. Merci la CIA d'avoir entraine certains Hmong a la guerilla...

Que font les montagnards apres une dure journee de labeur dans les champs? Et bien ils ne manque que le Pastis et on se croirait dans le Sud de la France...

 

Bon, j'arrive en fin d'apres-midi a Kiew Ka Cham, apres 2000m de denivele positif. Etonnament, j'ai encore la forme. Je sens que je vais payer le lendemain...

Je rencontre Dagmar et Christof, couple belge-allemand qui voyage depuis 15 mois. Sympa, on passe la soiree et on roulera ensemble le lendemain. Guesthouse sommaire et personnel desagreable, mais nuit calme, contrairement a ce qu'on redoutais. On sentait une ambiance karaoke se preparer, mais on a eu tort.

 

Le lendemain, nouvelle etape de montagne. 1000 m de denivele positif, mais deux longues descentes pour faire passer l'effort. Et effectivement, je paie l'effort d'hier... Dur...

L'arrivee en plaine signifie aussi le retour de la chaleur. Eprouvant pour les derniers kilometres. Finalement, on arrive au terme de cette fameuse route 13 entre Vientiane et Luang Prabang, si parcourue par les cyclistes. Guesthouse „luxe“ a Luang Prabang pour 7 dollars. Repos. Et rencontre avec plusieurs cyclistes, notamment un couple de Zurichois qui voyage depuis 2 ans.

Bizarre, plus je fais de kilometres, plus je decouvre que mon voyage que beaucoup de gens prennent pour un „exploit extraordinaire“ n'est rien du tout compare a ce que beaucoup d'autres gens font. Enfin, les autres cyclistes que je rencontre me disent avoir le meme sentiment, meme ceux qui voyagent depuis longtemps. Nous ne sommes pas les aventuriers que l'on aimerait etre. Mais bon, c'etait quand meme bien dur ces derniers jours!

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Publié dans cyclovince

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