Udomxai

Publié le par Vince

Je suis maintenant a Udomxai. Ville tres dynamique, car jonction entre les axes venant du Sud du Laos, de la Chine et du Vietnam.
Retour dans le temps: je pars de Luang Prabang pour aller a Nong Khiaw. La je prends un bateau pour Muang Khua. Mais on est au Laos, alors tout ne dois pas etre trop facile - sinon c'est pas drole. Donc le moteur meurt au milieu du trajet... On va donc aller passer la nuit dans un village perdu au milieu de la foret. Pas de route, uniquement un sentier reliant ces gens au reste du monde en plus de la riviere qui est le moyen de transport. Mais rassurez-vous, ils sont quand meme civilise: ils mettent de la techno a fond toute la soiree...


Finalement, c'est tres sympa. Les gens sont curieux de nous voir, et reciproquement.


Le lendemain, on fini par reussir a repartir avec un nouveau bateau en meilleur etat. J'avoue que je suis bien content d'arriver a destination, car a chaque passage de rapide, j'imagine mon pauvre velo tomber a l'eau et couler - il ne sait pas nager, je crois. Du coup, je repars illico pour une petite etape de 30 km, histoire de lui changer les idees, et les miennes aussi. Arrive a Pak Nam Noi, je trouve une guesthouse. Enfin, c'est ecrit sur la porte, mais c'est tres sommaire. Un lit, des murs en papiers mache qui s'arretent un bon metre avant le toit, et la moitie du village qui vient regarder la TV qui est a environ 2m de ma chambre... Tranquilite moyenne.
Le nuit tombee, de nombreuses lucioles ponctuent le paysages de flashs. Superbe.
Un super resto local, et je m'endors magre le bruit, aide par la Beer Lao - 640ml, quand meme!
Le lendemain, je pars pour une etape tranquille de 64km pour arriver a Udomxai.
Je traverse des zones de collines couvertes de forets vierge "classique" et de forets de bambou. Ca ne donne pas grand-chose en photo, mais imaginez ca sur des kilometres, les bambous berces par le vent, le cri des oiseaux...

Seul ombre au tableau: la deforestation. Massive. Le feu devore ces zones vierges, comme une infection. Ca s'etend vite. Dur de voir ca. Mais surtout dur d'imaginer qu'on a fait la meme chose dans nos pays. C'est tellement plus facile de critiquer quand on voit ca au Laos.

En chemin, je croise un allemand qui marche sur la route, destination Vietnam. J'en profite pour lui demander comment est la route qui m'attends pour la fin de l'etape. Plate, voir legerement en descente. Super! ... Sauf que pour moi, faire 700m de denivele positif, j'appelle pas ca plat. J'appelle ca une montee, abruti!
Bon, normalement je devrai arriver en Chine bientot. Encore un ou deux jours de velo et je franchis cette frontiere mythique pour moi depuis mon enfance.
Publicité

Publié dans cyclovince

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article